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Thème 3 : Les mondes urbains

Les mondes urbains feront l’objet d’une approche plurielle, eu égard à des différences d’échelle spatiale et de rythme. Aborder la transition entre le modèle de la cité antique et celui de la ville médiévale passe par l’étude des transformations, non seulement celles liées à la christianisation et à de nouveaux usages des sols et de l'espace, mais aussi celles consécutives à l’apparition de pouvoirs et de conditions socio-économiques différentes.
Entre les cités et les agglomérations secondaires d’origine antique, un réseau de villages et de petites villes a progressivement été mis en place. Les modalités et les rythmes d’apparition et de transformation nécessitent d'être étudiés dans le détail par une analyse croisée des sources textuelles, planimétriques et archéologiques, qu'il s'agisse d'agglomérations polarisées par un lieu de pouvoir (monastère, église ou château), peut-être dès le Xe siècle, ou de villes neuves à vocation marchande créées au moins dès le XIIe siècle.
Derrière « l’écran » que représentent les bastides qui ont longtemps retenu seules l’attention des chercheurs par leur rôle politique, leurs chartes de fondation et leur plan d’urbanisme régulier, le fait urbain s'avère plus complexe lorsque l'ensemble des agglomérations est pris en compte. Si la fondation de villes neuves a souvent été considérée comme un choix qui a prévalu face à l’extension d’agglomérations plus anciennes, ceci mérite d'être examiné de près, au regard des rythmes urbains et du devenir de ces villes dont beaucoup n'ont connu qu'une croissance limitée.
L'impact des difficultés de la fin du Moyen Âge mérite également d'être interrogé, dans le prolongement du PCR sur les forts villageois.

Afin d'étudier le fait urbain dans sa complexité, trois approches complémentaires doivent être envisagées :

• Une approche sur le temps long des villes (de l’Antiquité à l’époque industrielle) qui propose de dépasser l'analyse topographique par une recherche centrée sur les dynamiques urbaines, avec comme objectif l'identification et la comparaison de trajectoires, par la modélisation. L'enjeu d'une telle approche consiste à identifier les ruptures et les continuités des éléments constitutifs des villes puis d'en identifier les causes, locales ou plus générales, afin d'appréhender pleinement la variété des rapports socio-spatiaux qui caractérisent les villes.

• Une approche plus synchronique, visant à travailler sur les réseaux de ville. Tel un observatoire centré sur un « moment » dans l’histoire de ces agglomérations, le XIIIe siècle, considéré comme une période économiquement favorable, prend une coloration particulière dans le Toulousain.

• La maison urbaine. Du fait des exemplaires conservés, que l’on qualifiera de « type urbain » même lorsqu’ils ont été édifiés dans des agglomérations de petite taille, l’étude de la maison médiévale a sa place ici. Ce champ d’investigation bénéficie, en outre, d’une grande richesse patrimoniale, d’une longue et vigoureuse tradition locale dans ce domaine et de trois chercheurs de l’équipe spécialisés en archéologie du bâti et intéressés par l’architecture domestique.


 

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