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Résidences aristocratiques, résidences du pouvoir entre Loire et Pyrénées - Xe-XVe siècles, textes réunis par D. Barraud, F. Hautefeuille et C. Rémy

le 30 octobre 2006

Supplément 4 d’Archéologie du Midi Médiéval (octobre 2006). Le château, on le sait bien, est l’un des éléments marquants du paysage médiéval. Depuis l’émergence d’une véritable archéologie médiévale, dans les années 1960, les recherches ont considérablement modifié la perception de cet objet d’étude.

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On sait combien les mondes castraux sont variables selon les époques et les lieux, des rives de la Méditerranée à celles de la Mer du Nord, des plaines d’Europe centrale aux côtes atlantiques. Dans ce contexte, les évolutions du grand Sud-Ouest (Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou-Charente) restaient à caractériser. Depuis le colloque de Limoges, consacré aux sites fortifiés entre Loire et Pyrénées (1987) qui avait permis de dresser un premier état des lieux, l’accumulation de données nouvelles et l’inflexion des questionnements étaient devenues telles qu’un nouveau bilan des recherches s’imposait. En effet, les chantiers de fouilles, les opérations d’archéologie monumentale et les enquêtes extensives ont produit une masse d’informations inédites qu’il fallait faire connaître. Il était nécessaire, aussi, d’amorcer une réflexion collective sur les nouvelles orientations de recherche et d’en confronter les résultats. C’est à Pau, les 3, 4 et 5 octobre 2002, que s’est tenu le nouveau colloque consacré aux résidences du pouvoir. L’ouvrage restitue la teneur des présentations et des débats qui ont eu cours durant trois jours autour du thème de la résidence aristocratique. De fait, les changements d’échelles des contributions, passant des logiques territoriales aux dynamiques de sites, mettent en évidence le foisonnement d’une recherche qui illustre toute la complexité du monde des résidences aristocratiques et leurs liens avec l’exercice ou l’expression du pouvoir. Les contributions de ce colloque montrent largement combien la recherche dans ce domaine est aujourd’hui produite par des approches transdisciplinaires décloisonnées, par des logiques de complémentarité des compétences. Il est sans doute encore prématuré de vouloir caractériser un véritable faciès aquitano-toulousain du phénomène castral mais les 4 bilans régionaux, les 17 communications et les 11 notes d’actualités permettent de mesurer combien le fait castral est un fait historique total qu’il importe de mieux connecter avec l’histoire de la société et des pouvoirs.

 

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